Dans la majorité des cas, la maladie de Crohn se localise à la partie terminale du petit intestin, selon une observation faite en 1932 par un médecin américain, le Dr Burril B. Crohn. Tout comme la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn fait partie de la famille des maladies inflammatoires de l'intestin.
La cause exacte de la maladie n'est pas connue. Néanmoins, il semble de plus en plus clair que l'inflammation est de nature auto-immune.
Par ailleurs, des chercheurs ont étudié les gènes de dizaines de familles où la maladie de Crohn est fréquente, afin de savoir si une composante héréditaire contribue au développement de la maladie. Ces recherches ont permis de découvrir des sites génétiques de susceptibilité (sur les chromosomes 12 et 16). Toutefois, les scientifiques croient que dans la plupart des cas, le facteur génétique ne serait pas déterminant.
Par ailleurs, des chercheurs ont étudié les gènes de dizaines de familles où la maladie de Crohn est fréquente, afin de savoir si une composante héréditaire contribue au développement de la maladie. Ces recherches ont permis de découvrir des sites génétiques de susceptibilité (sur les chromosomes 12 et 16). Toutefois, les scientifiques croient que dans la plupart des cas, le facteur génétique ne serait pas déterminant.
La plupart des gens atteints de la maladie de Crohn connaissent des épisodes de rémission (qui peuvent durer plusieurs mois) et de récidive, qui se succèdent de manière assez imprévisible. La maladie de Crohn n'est généralement pas mortelle, mais peut mener à de nombreuses complications :
- des obstructions partielles du tube digestif, qui causent des ballonnements, des nausées avec vomissement de matières fécales et de la constipation;
- une malnutrition, car la mauvaise absorption des aliments crée des carences;
- l'apparition de plaies autour de l'anus (des fistules, des fissures profondes ou des abcès chroniques), chez environ 30 % des patients;
- un retard de croissance chez les enfants;
- d'autres problèmes de santé, comme de l'arthrite, des troubles cutanés, une inflammation des yeux, des ulcères de la bouche, des calculs rénaux ou des calculs biliaires.
Les personnes atteintes de la maladie de Crohn ont un risque légèrement accru de développer le cancer du côlon, surtout après plusieurs années de maladie. La nécessité d'entreprendre un dépistage plus précoce ou plus fréquent du cancer du côlon dépend de plusieurs facteurs et devrait donc être discutée avec le médecin.
Symptômes:
_Des douleurs abdominales fréquentes, qui s'accentuent après un repas.
_Des crampes d'intensité variable.
_Une diarrhée chronique.
_De la fatigue.
_Un faible appétit et une perte de poids malgré un régime alimentaire équilibré.
_Du sang dans les selles en raison de l'inflammation.
_Une anémie par manque de fer, due aux hémorragies ou à un défaut d'absorption.
_L'évacuation de glaires (ayant la consistance du blanc d'oeuf) avec les selles, un signe de production accrue de mucus.
_Une légère fièvre (39 ºC à 40 ºC), dans les cas sévères.
Personnes à risque:
Avoir des antécédents familiaux de maladie inflammatoire de l'intestin (observée dans 10 % à 25 % des cas).
Les traitements médicaux de la maladie de Crohn varient selon le segment de l'appareil digestif qui est touché, la gravité de la maladie, les complications et la réponse au traitement. Leur rôle est de contrôler l'inflammation, corriger les insuffisances alimentaires et soulager des symptômes comme la douleur abdominale, la diarrhée et le saignement rectal. Notons que le caractère changeant de la maladie ne permet pas toujours de vérifier l'efficacité d'un traitement.
Les anti-inflammatoires (comme la sulfasalazine, les 5-aminosalicylés ou les corticostéroïdes) sont utilisés pour traiter l'inflammation intestinale et articulaire.
Les immunomodulateurs sont des médicaments qui agissent de manière très ciblée sur certaines composantes du système immunitaire, pour moduler à la hausse ou à la baisse leur activité. Dans cette catégorie de médicaments, le 6-mercaptopurine et l'azathioprine sont les plus souvent prescrits aux personnes atteintes de la MC. Ils agissent en diminuant les réactions inflammatoires, mais peuvent causer des effets secondaires (nausée, vomissement, diarrhée) et diminuer la résistance aux infections.
Nourriture antérale, chirurgie.
Sites à consulter: AFA
Maladie de crohn
fondation canadienne des maladies inflammatoire de l'intestin