Généralités sur le crohn

Généralités sur le crohn
Il y a actuellement chaque année deux nouveaux cas de maladie de Crohn pour 100 000 habitants, et il existe donc en permanence 20 à 40 personnes malades pour une population de 100 000 habitants.
La fréquence de la maladie semble augmenter depuis 20 ans, sans qu'on sache bien l'expliquer. La cause de cette maladie est aujourd'hui encore mystérieuse. Elle a probablement un caractère génétique, et elle est surtout fréquente dans les populations blanches originaires d'Europe ou d'Amérique du Nord.

La maladie évolue par poussées, plus ou moins sévères, entrecoupées d'épisodes de calme relatif. Les zones qui ont été malades cicatrisent en devenant fibreuses, ce qui réduit leur capacité à absorber les aliments et provoque parfois un rétrécissement.
Au fil du temps de nombreuses complications émaillent l'évolution de ces malades. Les plus fréquentes sont les occlusions intestinales (dues aux rétrécissements) et les cancers digestifs (notamment du colon), ce qui justifie des examens par endoscopie (colonoscopie) relativement fréquents.

Le traitement permet souvent de calmer les symptômes (douleurs, saignements, etc.) mais pas de guérir radicalement la maladie. Ils utilisent essentiellement de la mésalazine en suppositoires ou en lavements (Pentasa°, Rowasa°) et de dérivés de la cortisone, sous forme de lavements (Betnesol°, Rectovalone°) ou de mousse rectale (Colofoam°, Proctocort°), ou si besoin par voie générale (par la bouche ou en injections). Dans certains cas, le traitement par la cortisone doit être permanent. Un patient sur deux est finalement opéré un jour ou l'autre, et une portion plus ou moins importante de l'intestin malade est enlevée en raison de poussées très fréquentes et mal contrôlées par les médicaments, de saignements trop abondants, d'une occlusion intestinale ou d'une menace d'occlusion, d'une suspicion de cancer, etc.) On estime que 50 % des patients opérés doivent subir un jour une seconde opération, et ainsi de suite.

Mais au bout du compte, il semble que l'efficacité des traitements locaux (mésalazine et cortisone) et les progrès de la chirurgie ont permis d'augmenter l'espérance de vie des malades atteints de maladie de Crohn qui est à présent peu différente de celle de la population générale.source

Malgré les travaux nombreux qui lui sont consacrés, la(les) cause(s) de la maladie de Crohn est encore totalement inconnue.
Le traitement de cette affection repose donc sur des bases empiriques, et il reste purement suspensif.
Le but du traitement médical est double; il a pour premier objectif de contrôler les poussées et de traiter certaines complications; son second objectif vise à prévenir les rechutes après l'obtention d'une rémission.
A l'heure actuelle aucun médicament ne s'est montré capable d'atteindre ces deux objectifs en toute circonstance.

[g]Symptômes

Les premiers symptômes
Des douleurs abdominales fréquentes, qui s'accentuent après un repas.
Des crampes d'intensité variable.
Une diarrhée chronique.
De la fatigue.
Un faible appétit et une perte de poids malgré un régime alimentaire équilibré.
Autres symptômes
Du sang dans les selles en raison de l'inflammation.
Une anémie par manque de fer, due aux hémorragies ou à un défaut d'absorption.
L'évacuation de glaires (ayant la consistance du blanc d'oeuf) avec les selles, un signe de production accrue de mucus.
Une légère fièvre (39 ºC à 40 ºC), dans les cas sévères.
Des douleurs aux articulations.

Personnes à risque
Avoir des antécédents familiaux de maladie inflammatoire de l'intestin (observée dans 10 % à 25 % des cas).
La communauté juive est de quatre à cinq fois plus touchée par la colite ulcéreuse que les autres populations.

Facteurs de risque

Les facteurs de risque suivants sont de l'ordre de l'hypothèse, puisque les médecins ne connaissent pas encore bien l'origine de la maladie de Crohn. Ils agissent peut-être davantage en aggravant le cours de la maladie qu'en augmentant le risque initial d'en souffrir un jour.
Le tabagisme.
La pollution environnementale (pour les personnes qui vivent dans les grandes zones urbaines ou industrielles).
Les facteurs alimentaires, comme une alimentation riche en sucre, en aliments raffinés et en mauvais gras, et faible en fruits et légumes. Ou encore des allergies alimentaires.
Le stress et l'anxiété.

Aucun moyen de prévenir la maladie de Crohn n'est connu. Tout de même, il est possible de réduire le nombre des épisodes aigus par des mesures assez simples : bien suivre son traitement et accepter de modifier certaines habitudes de vie.


Comme il s'agit d'une maladie qui fragilise le système digestif, tout ce qui passe à travers ce système (en touchant inévitablement les parois enflammées) a nécessairement une influence sur l'état de la personne atteinte. Même si on ne connaît pas bien le rôle de l'alimentation comme cause de la maladie de Crohn, les spécialistes savent que certains aliments et certaines boissons aggravent les symptômes tandis que d'autres sont mieux tolérés. Une diète spécifique sera élaborée pour chaque patient, un aspect fondamental de la prise en charge de la maladie.

Les événements stressants peuvent entraîner des épisodes de diarrhée. Il est donc important de se détendre, à court terme, mais aussi d'apprendre à modifier (à long terme) sa manière d'appréhender les situations stressantes et d'y réagir. Consulter notre dossier Le stress et l'anxiété pour découvrir les multiples moyens d'y parvenir.

Les causes exactes de ces maladies, qui se manifestent le plus souvent par des douleurs abdominales, des saignements et une perte de poids, demeurent encore malconnues. Une seule chose est sûre : maladie de Crohn et recto-colite hémorragique sont toutes les deux caractérisées par une inflammation des intestin . Elles sont souvent très invalidantes au quotidien. Aucune guérison n'est à l'heure actuelle vraiment possible, les moyens thérapeutiques étant resté jusqu'ici essentiellement symptomatiques (immunosupresseurs et anti-inflammatoires.) La recherche avait marqué un pas important ces dernières années : « Nous savons en effet que l'inflammation est due à la présence au niveau des lésions de molécules particulières ( le TNF alpha et l'IL-1 bêta )appelées cytokines inflammatoires - qui se fixent à la surface des cellules intestinales », explique le Pr Desreumaux.

Et on connait donc actuellement le role de l'hérédité dans la maladie de CROHN : un gène ,le gène de l 'interleukine 23 est impliqué dans la maladie de crohn et dans la RCH Un variant codant de ce gène (rs11209026, c.1142G>A, p.Arg381Gln) confère une forte protection vis-à-vis de la maladie de Crohn, alors que les autres variants majorent le risque de Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales.

La fréquence des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - maladie de Crohn et recto-colite hémorragique - n'a cessé d'augmenter depuis un demi siècle . Nous sommes face à un réel problème de santé publique . La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire pouvant atteindre n'importe quel segment du tractus digestif depuis la bouche jusqu'à l'anus. C'est une maladie chronique comportant des phases d'activité (ou « poussées ») d'intensité variable alternant avec des phases de rémission plus ou moins complète et prolongée. Elle a été décrite pour la première fois en 1932 par un médecin américain : Burril B Crohn. La maladie peut intéresser simultanément ou successivement un ou plusieurs segments du tube digestif. Cependant elle siège le plus souvent sur le gros intestin ou côlon (il s'agit alors d'une colite : le suffixe -ite désignant une inflammation), sur la partie terminale de l'intestin grêle ou iléon (iléite) ou sur les 2 segments (iléo-colite).


# Posté le jeudi 02 août 2007 14:21

Guérison Maladie de Crohn - Le témoignage de Guylain Mercier. Éditions Berger.

Guérison Maladie de Crohn - Le témoignage de Guylain Mercier. Éditions Berger.
Pour ceux qui rechercherait des ouvrages de témoignages de malades, voici le roman que l'on trouve le plus facilement.

"Bref retour sur mon expérience de la maladie

En 1996, j'ai reçu le diagnostic de la maladie de Crohn (une maladie inflammatoire de l'intestin). Dès les premiers instants, les symptômes sont venus déranger mon quotidien. Maux de ventre, diarrhées, perte de poids et d'appétit, toutes ces manifestations m'ont forcé à m'arrêter et à transformer ma vie.

Après une multitude d'examens, de traitements, de visites à l'hôpital, la maladie a connu un tournant en 1998. Les maux de ventre et les diarrhées ont fait place aux fissures, puis aux abcès pour finalement résulter en fistules à répétition.

En 2002, j'ai eu l'inspiration de m'informer, parmi les traitements possibles de la maladie de Crohn, sur l'efficacité des chirurgies et leurs conséquences. J'ai rapidement pris ma décision : je tenais désormais à subir l'ablation du gros intestin pour soulager mes souffrances et j'étais prêt à vivre avec un sac (stomie). L'opération fut un succès et j'ai très rapidement retrouvé un niveau d'énergie incroyable. J'avais l'attitude du gars certain qu'il venait de guérir.

Malheureusement, quand on croit avoir la bonne attitude, mais que nos gestes et nos actions démontrent le contraire, le déséquilibre s'installe. C'est pourquoi, bien que je croyais avoir guéri, je ne l'étais pas : l'inquiétude et la crainte de revivre une rechute me hantaient.

En février 2004, l'inévitable se produit : une rechute majeure et spontanée de la maladie de Crohn. Un abcès et une fistule abdominale m'ont cloué au lit pendant plus de deux mois avant de pouvoir être opéré de nouveau.

Puis, durant cette deuxième convalescence à l'hôpital, ce fut le déclic. J'ai pris conscience que tout ce cirque, tout ce que je vivais, venait non pas de l'extérieur, mais de l'intérieur, c'est-à-dire de moi."


vous trouverez ici les informations pour vous procurez ce livre sortie en 2005 ainsi que des informations complémentaires sur son auteur.

# Posté le vendredi 03 août 2007 04:16

M.I.C.I et tabac ne font pas bon ménage!!!

M.I.C.I et tabac ne font pas bon ménage!!!
Maladie de Crohn : sevrage tabagique impératif !

Le tabac est un facteur favorisant la maladie de Crohn : il double le risque de développer cette affection et accentue sa gravité. L'intérêt du sevrage tabagique vient d'être démontré, notamment pour ralentir l'évolution de cette pathologie, que l'on ne sait pas encore guérir définitivement.

Le tabac est connu pour doubler le risque de maladie de Crohn. Les résultats d'une étude confirment qu'il aggrave également son évolution, notamment chez les femmes. Plus de 470 sujets porteurs de cette affection, fumeurs ou non, ainsi que 59 patients sevrés depuis un an ont été recrutés.
Au terme des 29 mois de suivi, l'analyse démontre que l'arrêt d'un tabagisme offre un risque moindre de flambée de la maladie, comparable au non-fumeur. La nécessité d'un traitement médicamenteux (corticoïdes et thérapeutiques immunosuppressives) est conservée, mais dans des proportions bien moindres par rapport à un sujet fumeur.

Les conclusions de cette analyse valident sans équivoque l'encouragement quotidien au sevrage de ces patients.
Les spécialistes recommandent que l'arrêt du tabagisme devienne une mesure préventive de première importance pour l'ensemble des maladies du système digestif. Il est maintenant démontré que les risques de récidive et de réintervention chirurgicale sont liés à l'importance et à l'ancienneté de la consommation tabagique.
source ici

=>Une première série d'études montre que le tabac est un facteur de risque de la maladie de Crohn. En synthèse, une publication, parue en 1989, analyse les articles publiés (21 articles) dans la littérature anglaise sur le rôle nocif du tabac dans les maladies inflammatoires intestinales (1) . Ses conclusions insistent déjà sur l'association directe entre le tabac et la maladie de Crohn, retrouvée dans l'ensemble des études. Comparés à des non-fumeurs, les fumeurs ont un risque doublé de développer une maladie de Crohn, sans lien évident avec l'importance du tabagisme. A ce stade, le mécanisme de l'effet nocif du tabac sur la paroi de l'intestin reste non précisé.

Le rôle du tabagisme passif est plus discuté. Une étude de 1993 (2) montre que l'exposition passive au tabac à la naissance augmente le risque ultérieur de développer une maladie de Crohn (risque x 5,3) et ce quel que soit le parent fumeur. L'effet nocif du tabac est donc lié à son inhalation plus qu'à un passage transplacentaire.

=>A cette étape, la littérature montre l'influence du tabac sur l'évolution de la maladie de Crohn. Le risque de rechute est étudié chez 622 patients présentant une maladie de Crohn peu intense (3). Une rechute est survenue chez 46 % des fumeurs contre 30 % des non-fumeurs et 23 % pour les anciens fumeurs. Le seuil de 15 cigarettes par jour était déterminant.
Une étude réalisée chez 174 patients, parue en 1990, a montré que le taux de récidives (manifestations nécessitant une reprise chirurgicale) à 5 et 10 ans était de 20 et 41 % chez les non-fumeurs et de 36 et 70 % chez les fumeurs (4).
Une analyse réalisée chez 182 patients, parue en 1994, montre, après 6 ans d'observations, l'absence de rechute chez 27% de fumeurs, 60% de non-fumeurs et 71% d'anciens fumeurs ainsi que d'absence de chirurgie chez 76 % de fumeurs, 92 % des non-fumeurs et 79 % d'anciens fumeurs (5). Les risques chez les fumeurs augmentaient significativement avec l'importance et l'ancienneté du tabagisme.

Une publication, parue en 1996, montre la nécessité de recourir plus souvent à un traitement médicamenteux lourd (immunosuppresseurs) chez les fumeurs (6). Différents mécanismes d'action sont suggérés, des troubles de la micro circulation, une altération du mucus intestinal par la nicotine ou des modifications de la réponse immunitaire (5,6).

En synthèse, par rapport aux non-fumeurs, les fumeurs présentent des rechutes de la maladie plus rapprochées et plus sévères, avec des risques plus fréquents de recours aux immunosuppresseurs et des récidives post-chirurgicales plus fréquentes et plus rapides. De plus, les anciens fumeurs semblent revenir à des risques identiques aux non-fumeurs.

=>L'ensemble des résultats de ces deux premiers groupes d'études souligne le rôle nocif du tabac dans la maladie de Crohn et impose de s'intéresser à l'évolution de la maladie après arrêt du tabac.
Certaines publications montrent le bénéfice de l'arrêt du tabac en étudiant des groupes de patients fumeurs, anciens fumeurs et non-fumeurs (5,7). Surtout, une étude récente évalue les effets d'un programme d'arrêt du tabac sur l'histoire naturelle de la maladie de Crohn chez 474 patients consécutifs fumeurs (8). Elle permet de souligner différents points :

1) Après un an de sevrage, la comparaison des 3 groupes, fumeurs, anciens fumeurs et non-fumeurs, montre une différence dans l'évolution de la maladie et sa thérapeutique.
2) Le groupe fumeurs présente un risque de rechute de la maladie, une gravité des poussées et des besoins en corticoïdes et immunosuppresseurs significativement plus importants.
3) Chez les anciens fumeurs, l'évolution de la maladie se traduit par une réduction de 65 % du risque de rechute, et les besoins thérapeutiques sont identiques aux groupes non-fumeurs.

Par contre, le taux de complications ano-périnéales et le recours à la chirurgie sont similaires dans les trois groupes probablement du fait de la durée trop courte de ce travail.

En Europe, le taux élevé, environ 50 %, de fumeurs parmi les patients présentant une maladie de Crohn soulignent l'importance thérapeutique des résultats de cette étude.
La prise en charge de ces patients n'a permis un arrêt du tabac pendant plus d'un an que chez 12 %, chiffre à opposer aux taux de l'ordre de 30 % observés habituellement en cas de maladie coronarienne. Les facteurs favorisant le sevrage ont été : le médecin responsable, une intervention chirurgicale antérieure, un statut socio-économique élevé et la prise de contraceptifs oraux chez la femme.

Ces éléments montrent qu'il est encore nécessaire d'insister sur l'effet néfaste du tabac dans la maladie de Crohn aussi bien parmi les patients que les médecins (les médecins les plus convaincus avaient le plus fort taux de réussite dans le sevrage).

==>CONCLUSION

En conclusion, malgré certaines réserves sur le rôle des modifications alimentaires et psychologiques associées au sevrage du tabac, cette étude démontre que l'arrêt du tabac peut modifier considérablement l'évolution de la maladie de Crohn et qu'il est donc fondamental d'arriver à convaincre les patients de la nécessité de cet arrêt.source ici

# Posté le vendredi 03 août 2007 04:28

Une gélule pour explorer l'intestin !

Une gélule pour explorer l'intestin !
Les techniques endoscopiques qui permettent d'explorer l'intestin sont lourdes et nécessitent le plus souvent une anesthésie. D'où l'idée de remplacer le tuyau par une gélule !

Le P
illcam Colon est une capsule endoscope qui mesure à peine 11mm x 31mm et a des caméras minuscules à chaque extrémité qui sont capables de capturer quatre images par seconde jusqu'à 10 heures d'une traite. Chaque caméra comprend une commande de lumière automatique et peut capturer plus de deux fois la zone à couvrir et la profondeur de champ du Pillcam utilisée pour diagnostiquer les maladies dans le petit intestin. La méthode d'insertion se fait en avalant le Pillcam avec un verre d'eau. Quand la procédure est finie, le médecin téléchargera les données enregistrées vers une station de travail et revisionnera les images capturées afin de faire un diagnostic plus concluant.

L'endoscopie du tube di
gestif (haute ou basse) est une exploration qui permet avec un tube optique, de visualiser la paroi des intestins. Elle est souvent douloureuse et est le plus souvent pratiquée sous anesthésie générale. D'où l'idée d'une société israélienne de placer une caméra vidéo miniaturisée dans une capsule que le patient avale comme une simple gélule. Celle-ci va se déplacer dans tout le tube digestif, jusqu'à son rejet dans les selles et va permettre, durant tout son "périple digestif" de transmettre, grâce à une antenne, des images de haute qualité. Cet examen complètement indolore peut se réaliser en ambulatoire et surtout il a permis pour la première fois de visualiser l'intestin grêle en entier.

Rappe
lons qu'il convient, pour dépister le cancer du colon, de proposer une coloscopie aux patients présentant des antécédents familiaux de cancers ou de polyposes coliques, ainsi que, d'une manière générale après 50 ans. La perspective de ne plus avoir qu'à avaler une gélule devrait intéresser beaucoup de monde !


La technique développée par les chercheurs du service de gastro-entérologie est non invasive puisque les patients doivent simplement avaler une capsule munie à ses extrémités d'une micro-caméra. La vidéo-capsule, baptisée "PillCam Colon Capsule" et mise au point par la firme israélienne Given Imaging, permet d'explorer le côlon (partie centrale du gros intestin) et plus seulement l'intestin grêle, dont l'observation demeurait en grande partie impossible par endoscope.

Trente-six patients on
t participé à une étude-pilote, menée entre janvier et juin derniers et portant sur un dépistage à la fois par coloscopie et par capsule ingérée. La vidéo capsule, qui permet l'enregistrement de 4 images par seconde pendant 10 heures, transite par l'estomac et l'intestin grêle, avant d'explorer le côlon. Elle est ensuite évacuée par voie naturelle.

Au cours de ce
tte étude, la capsule a permis de détecter plus de 80 % des lésions vues habituellement par coloscopie. Ces résultats devront être confirmés par des études portant sur un plus grand nombre de patients, mais la technique semble déjà plus acceptable et pourrait être utilisée, même à domicile, comme méthode de référence dans le dépistage du cancer colorectal.

La sec
onde technique expérimentée à Erasme concerne les gastroplasties verticales par voie endoscopique, donc sans avoir recours à la chirurgie. Une gastroplastie verticale consiste à réduire la taille utile de l'estomac en posant verticalement sur celui-ci quatre rangées d'agrafes.

Pour la
première fois, cette technique a été réalisée par endoscopie, sans aucune ouverture abdominale. Un des avantages de cette pratique est d'éviter les complications liées à l'intervention chirurgicale, importantes chez les patients obèses. Lors de l'application de cette technique, les patients ont pu rejoindre leur domicile le lendemain de l'intervention. A terme, elle pourrait donc être réalisée en hospitalisation de jour.

Ces deux premières
mondiales ont été développées par le Pr Jacques Devière, chef de service de gastro-entérologie médicale, et par les Dr Nathalie Schoofs et André Van Gossum.

# Posté le vendredi 03 août 2007 09:12

Où en est jusqu'à présent la recherche sur les causes de la maladie de Crohn?

Où en est jusqu'à présent la recherche sur les causes de la maladie de Crohn?
Des études récentes permettent de mieux concevoir les mécanismes en cause dans cette affection :

-On connaissait déjà l' existence de facteurs génétiques de prédisposition à la maladie ; plusieurs gènes étant vraisemblablement impliqués dans la maladie.

- on connaissait aussi l'existence d' anomalies du système immunitaire intestinal expliquant l'importance et surtout la pérénnisation de l'inflammation intestinale, mais on ne sait pas encore quel(s) facteur(s) déclenche(nt) cette réaction immunitaire.

PLUS DE DETAILS SUR LA PISTE IMMUNOLOGIQUE Pour le traitement de la maladie de Crohn, une autre approche mise au point par Marc André Wurbel s'est révèlé également très prometteuse. Elle s'appuie sur plusieurs données essentiellement immunologiques. On sait qu'il existe au niveau des lésions intestinales des patients atteints de la maladie de Crohn une prolifération anormale de cellules immunitaires particulières, appelées CCR9+. Il s'agit en fait de lymphocytes T possédant à leur surface une protéine CCR9. On sait aussi que les cellules des tissus lésés expriment de façon accrue une substance dénommée chémokine TECK, qui pourrait jouer un rôle dans le recrutement même de ces lymphocytes. « On pense en effet que la présence augmentée des lymphocytes serait due à une interaction directe entre CCR9 et TECK. D'où l'idée de réaliser des essais sur des souris génétiquement modifiées rendues déficientes en CCR9 pour vérifier qu'il ne peut y avoir dans ce cas de recrutement de lymphocytes CCR9. Le but est de savoir s'il est possible d 'utiliser ces deux molécules, CCR9 et TECK, comme cibles thérapeutiques, explique M. A. Wurbel. »

- Un espoir s'était profilé avec la découverte des MAP kinases. « La fixation de TNF alpha induit une cascade de réactions faisant intervenir dans les cellules, entre autres, deux protéines clés ( dénommées P38 et JNK ) connues pour appartenir à la classe des MAP kinases. Ces réactions provoquent l'inflammation », signale le chercheur lillois. Est-ce à dire qu'une molécule inhibant P38 ou JNK dans les cellules supprimerait l'inflammation ? Dès lors, ne pourrait-on pas l'utiliser comme arme thérapeutique contre les maladies intestinales chroniques ? - Le rôle d'un facteur alimentaire a souvent été évoqué mais jamais confirmé.

- La discussion reste ouverte quant au rôle d'un agent infectieux, viral ou bactérien, mais la maladie de Crohn n'est pas une maladie« contagieuse ». La flore bactérienne résidente dans l'intestin joue certainement un rôle.

- Il ne s'agit pas enfin d'une maladie « psychosomatique » même si des facteurs psychologiques comme le stress peuvent moduler l'évolution de la maladie de Crohn, comme celle de beaucoup d'autres affections.

- Parmi les facteurs d'environnement le rôle nocif du tabac est clairement établi (une fois de plus )


Source www.sciencemag.org Egora AFA Pr Jean-Louis Mandel
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# Posté le dimanche 05 août 2007 02:54