Les maladies inflammatoires intestinales touchent le plus souvent des sujes jeunes en âge de procréer.
La prespective d'enfanter lors du diagnostic de la maladie, reste l'interrogation le plus souvent au premier plan.
Voici donc quelques réponses aux inquiétudes que les patients peuvent avoir face à la compatabilité entre la maladie et la grossesse.
LA PROCREATION:
=> Chez la femme: la fertilité et la fécondité des malades de M.I.C.I sont normales, elles ne diffèrent pas d'une femme non-malade.
Cependant, les femmes ayant subi une chirurgie dans le cadre du traitement des M.I.C.I semblent présentr une baisse de fertilité.
=> Chez l'homme: il ne semble pas que les M.I.C.I modifie la fertilité. Les anomalies rencontrées sont souvent la conséquence des différentes thérapeuthiques.
En effet, la chirurgie ano-rectale parfois nécessaire dans ses maladies peut être responsable d'impuissance ou d'éjaculation rétrograde.
Parmis les médicaments, la sulfasalazine et non les 5 ASA, provoque des anomalies du sperme chez 80% des patients traités mais avec une réversibilité à l'arrêt.
L'azathioprine ne modifie pas la qualité du sperme.
LA GROSSESSE:
Chez les sujets atteints de M.I.C.I, la grossesse soulève 2 questions:
=> Influence de la grossesse sur la maladie:
L'apparition d'une M.I.C.I pendant une grossesse est possible, plus souvent pour les RCH, avec une sévérité due surtout aux difficultés de diagnostic et au retard de prise en charge thérapeutique.
En phase de rémission de la maladie, période conseillée pour une grossesse, le risque de poussée, autour de 30%, et le type de complication sont semblables à la population générale du même âge. Ce risque est surtout présent au premier trimestre.
Les M.I.C.I inactives dans cette période le resteront à 80% des cas pendant la grossesse.
La conception en phase d'activité de la maladie ne permet une amélioration clinique pendant la grossesse que dans 30% des cas pour la RCH.
Pour la maladie de Crohn, l'évolution dans ce cas; se partage en trois: amélioration, stablisation, et aggravation.
L'interruption d'une grossesse ne modifie pas le cours d' une poussée.
L'évolution des M.I.C.I lors des grossesses ultérieures est imprévisible.